Juste Être

 

Vous est-il arrivé de trouver que tout va trop vite autour de vous ? Que les sons, les bruits, les odeurs et les couleurs, tout devient agressant, oppressant ?

Voici un extrait, en réponse à ses questions, tiré du livre Méditer, jour après jour, de Christophe André : « Si l’on regarde, on voit que, même ce qui ne clignote pas, ne bouge pas, ne scintille pas, ne fait pas de bruit, peut avoir de l’intérêt et de l’importance. »

Je crois qu’il est important justement de s’arrêter, pour prendre conscience des silences, pour apprécier l’immobilité.  Ce qui m’amène à vous partager ceci :

Un dimanche après-midi, il n’y a pas si longtemps, la petite fille de banlieue que je suis (et je dis ceci en toute honnêteté, je n’ai jamais aimé les grandes villes !) est allée se promener dans le Vieux-Port de Montréal.  Il s’agissait d’une magnifique journée de printemps, du genre où le soleil commence à nous chauffer, mais que le fond de l’air est encore frais.

Puisque nous allions à un spectacle, j’avais mis des chaussures à talon haut (j’ai appris ma leçon, à Montréal, on se promène avec des chaussures confortables !) .  Comme je commençais à avoir drôlement mal aux pieds, nous nous sommes arrêtés pour chercher un banc pour s’y asseoir.

Nous nous sommes assis. J’ai pris une grande respiration, puis deux et trois, et je suis passée en mode Être. J’ai mis de côté le mode par défaut dans lequel nous vivons tous et qui nous empêche d’enfin être juste là.  Ce mode est celui du Faire.

Regardez autour de vous. Les gens croisés sont tous dans l’action, en train de Faire, d’effectuer une tâche, de répondre à un courriel, de mettre à jour son statut …

Et si, pour un moment, nous nous permettions de Juste Être ? Nous nous sommes assis sur ce banc, avons respiré et avons pris le temps d’être là. Être juste là, sans penser aux choses à faire ou sans penser à discuter ou à prévoir l’avenir.  Être juste là, à regarder les gens passés, les enfants courir, les oiseaux voler au-dessus de l’eau.

Être juste là à sentir la brise sur notre joue, nos mains collées, un doux sourire aux lèvres.

Le bien-être qui m’a envahie à ce moment était grisant. J’étais heureuse de juste être, sans rien attendre en retour. Je me suis sentie revigorée tout en étant apaisée.

 

« Alors, la pleine conscience nous chuchote de sortir du faire, et de basculer – même un tout petit moment de rien du tout- dans l’être. » Christophe André.

 

Vous donnerez-vous ce moment ?

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